BREIZH DISORDER volume 7 - CD 29 groupes sorti en décembre 2008 avec: AL KAPOTT / LES BOUZOUKS / DEAD CITY WALKERS / NEW DALTON / THE GOOD OLD BOYS / PATRICK CRUEL / RUSTY NAILS / WEK 617 / LE PRINCE RINGARD / LES CLEBARDS / BAD CASH / TROUBLE EVERY DAY / OXYGENE / TROUZ AN NOZ / KABAL / LES DEGAINES / ZE FRAG / MONTY PICON / CRAKAGE MENTAL / POULE MOUTON N'COW / BUBU / MAUVAISE GRAINE / DYVAN LE TERRIBLE / URBAN ATTACK / CITYSCOVER / LES MECHANTS COQUILLAGES / LIVING DEAD CIRCUS / HAND OF BLOOD !

Pochette : peinturlure de Roland Roquais http://peinturluresenvrac.blogspot.com

 

CHRONIQUE DE Addictif-zine.com:
Dix ans que le label rennais Mass Prod a démarré son concept de Breizh Disorder, des compilations et des festivals réunissant exclusivement des groupes bretons pour montrer que, oui, ce n'est pas une légende, la Bretagne est bien une terre où le rock'n'roll est roi.


Mieux, la région est un terreau fertile où les groupes punk et metal (et tous leurs dérivés possibles et imaginables) poussent comme du chiendent face au conformisme culturel d'état. Deux cents (200) groupes ont déjà participé aux compiles ou été programmés lors des nombreuses éditions du festival Breizh Disorder. C'est pas rien. Et chaque fois, on en découvre de nouveaux. Sur ce septième volume, ça se bouscule au portillon, pas moins de 28 groupes, toutes tendances confondues. Forcément il y a à manger et à boire, des titres mieux enregistrés que d'autres, des groupes plus intéressants ou plus originaux, mais le ton et la verve restent en commun. Le punk est majoritaire, qu'il soit chanté en français (Ze Frag — chouette morceau que "A Quelle Heure" —, Trouz An Noz, Mauvaise Graine, Monty Picon — cool, cette section cuivres rutilante ! —, Les Méchants Coquillages) ou éructé dans un anglais plus ou moins écorché (Rusty Nails, le bien nommé Patrick Cruel, Wek 617). Certains osent ajouter un biniou (Les Bouzouks dont le "A l'Ombre" est une bonne surprise) ou un accordéon ("L'Emploi Du Temps" par Les Clébards). Le rock'n'roll n'est jamais loin avec des formations garage (The Good Old Boys et Bad Cash) ou psycho (Les Dégaines), tout comme le hardcore (Trouble Every Day, Cabal La Révolte, Urban Attack) et le metal (Living Dead Circus, Cityscover, Hand Of Blood). On notera aussi la présence de deux groupes hardcore mélodique (Oxygène et New Dalton) qui sont parvenu à manier le français sur un style rapide et nerveux avec un certain brio. N'oublions pas les légendaires Al Kapott avec une version live de "Cinéma" et l'électro punk, d'une froideur scotchante, de Crackage Mental. Et Le Prince Ringuard, chansonnier urbain dont le titre "Mélancolie En Surface" possède une ambiance poignante et un contenu rageur. Bref, une fois encore, Breizh Disorder est une belle carte postale sonore de la scène underground bretonne… qui donne envie d'aller y voir de plus près. - Pépito Ramirez.


Chronique de Lionel - fanzine 442eme Rue n° 84 : BREIZH DISORDER Vol 7 (CD, Mass Prod - www.massprod.com) : Les compils "Breizh Disorder" c'est comme une sorte de Pléïade version punk et granitique. Ce nouvel opus ne déroge ni à la règle ni à la tradition avec son lot de gangs éprouvés : Al Kapott (dont on célèbre le retour aux affaires après près de 20 ans de silence radio), Dead City Walkers (dont on devrait sérieusement entendre parler d'ici peu si le monde est bien fait), Good Old Boys (dans la foulée de leur excellent premier album), Wek617, le Prince Ringard, les Clébards, Bad Cash, Trouble Every Day, etc... Et puis quelques découvertes : Kabal... La Révolte, New Dalton, Rusty Nails, entre autres. Tout ça reste très punk et très rock'n'roll dans l'esprit, même si c'est plus ou moins déconneur, plus ou moins hardcore, plus ou moins bretonnant, selon les affinités de chacun. Cette cuvée n'en est pas moins un excellent cru, comme d'habitude, ce qui va encore filer quelques complexes à pas mal de régions plus ou moins sinistrées en la matière. Et je sais, hélas ! de quoi je parle si je tente de faire un tour du propriétaire de mon environnement immédiat. Pourvu que la Bretagne n'obtienne jamais son indépendance, sinon c'en serait fini de la notion de rock français, amputé qu'il serait de l'essentiel de ses forces vives.